Aller au contenu

L'EQUIPAGE

La conduite du Trois-mâts Belem est confiée à un équipage de marins professionnels et expéri­mentés. L’équipage remplit plusieurs missions :
– Assurer la conduite, la sécurité du navire et des stagiaires dans le cadre des normes internatio­nales en vigueur,
– Mettre en œuvre et développer une pédagogie spécifique basée sur la participation des stagiaires,
– Effectuer de façon quotidienne le suivi de l’en­tretien du navire en période de navigation,
– Participer à la rénovation du trois-mâts lors des arrêts techniques au cours de l’hivernage.
L’effectif comprend cinq officiers et onze mem­bres d’équipage appartenant tous à la Marine Marchande. Huit d’entre eux sont titularisés à la Fondation Belem. Les autres, titulaires ou remplaçants, sont mis à la disposition de la Fon­dation par la Compagnie Maritime Nantaise.
Les métiers du Belem
Le Belem est un navire qui n’a pas son sembla­ble aujourd’hui dans l’ensemble de la marine française ; ses 16 membres d’équipage n’exer­cent donc pas leurs métiers à bord tout à fait comme ailleurs, même si les règles de la Marine Marchande s’y appliquent dans l’ensemble. En découvrant l’histoire et la spécificité de chaque métier à travers celui qui l’exerce, c’est le Belem lui-même qu’on apprend à mieux connaître.

Le commandant
Capitaine de navire marchand il est, à ce titre, une personne aux multiples « casquettes » : de la conduite du navire dans le strict respect des lois, des us et des coutumes, jusqu’à l’enseignement théorique et la formation générale maritime des stagiaires. Depuis le 8 avril 2003, le capitaine Jean-Pierre Boin est commandant titulaire en remplacement du commandant Marc Cornil, qui était en poste depuis le 1er juillet 1990.

Les lieutenants
À la mer, ils assurent le quart avec le second capitaine. Au nombre de deux, ils se parta­gent des tâches pratiques et administratives. Le « premier lieutenant » est communément appelé « lieutenant navigation ». Il est tout particulière­ment chargé de la tenue à jour de la nombreuse documentation nautique du navire (cartes, ins­tructions nautiques, livres des feux…).
Le « second lieutenant » porte le titre de « lieu­tenant administratif ». Il aide le second capi­taine dans le suivi administratif des membres de l’équipage, mais il est aussi « pharmacien » et gestionnaire-comptable de la « boutique ».

Deux cuisiniers

Ils s’affairent du matin au soir entre la « cam­buse » et la « mayence » (cuisine) à mitonner les 130 repas des stagiaires et de l’équipage.
Le Belem, grand témoin de l’histoire de la marine à voile et joyau du patrimoine maritime français, mériterait tout aussi bien de figurer dans les guides des bonnes tables pour la qualité de la cuisine servie à bord…

Huit gabiers instructeurs
Le gabier : matelot préposé à la voile et à la manoeuvre. Ce qu’on voit le plus souvent d’un gabier du Belem, c’est la semelle de ses bottes… Le métier requiert donc, un sens de l’équilibre au physique, comme au mental car les gabiers ont, comme les autres membres d’équipage, une mission d’encadrement et de conseil auprès de centaines de stagiaires.
Non seulement sont-ils des marins aguerris, mais le travail à bord du Belem exige de leur part des capacités relationnelles et pédagogi­ques indispensables.

Le second capitaine
Aux côtés du commandant, le second capitaine est chef du service Pont. Il assume des respon­sabilités qui vont de la sécurité des stagiaires et de l’équipage à celle du navire et son entretien en passant par les démarches administratives, la discipline, l’hygiène, l’approvisionnement. Il répond du fonctionnement efficace, harmo­nieux et rigoureux de la vie sur le Belem…

Un maître d’équipage : le bosco
Maître d’équipage est son titre officiel, mais pour tous, sur terre comme sur mer, il est le « bosco ». Ni officier ni matelot…
Il est le lien, le relais entre les hommes d’équi­page et le commandement, travaillant en tan­dem avec le second capitaine. Mais de toutes ses responsabilités, ce travail de liaison pour­tant primordial est sans doute le moins visi­ble : ce qui fait la réputation du bosco, c’est l’état d’entretien de son navire, c’est aussi l’ef­ficacité, la discipline, la bonne entente de son équipage.
Durant ses congés, son intérim est assuré par le « maître charpentier ».

Le chef mécanicien
L’officier mécanicien occupe, en tant que chef du service machine et conseiller technique du commandant, le deuxième rang dans la hié­rarchie du bord après le commandant. Il est l’équivalent du second capitaine.
La salle des machines est indiscutablement un des éléments du Belem qui permettent au voilier d’être en prise avec le monde contemporain.
Un entrepont abrite un atelier de travail dont l’installation et l’outillage répondent à la voca­tion « touche à tout » du mécanicien, puisque rien de ce qui est mécanique, hydraulique, élec­tricité, plomberie ne doit lui être étranger…
Ailleurs, en fond de cale, les conteneurs ou « caisses » de gazole donnent au trois-mâts une autonomie de 4000 miles à une vitesse moteur de 7 nœuds.